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Michel Fautsch : le Burnot, les pieds dans l’eau

Dans son livre réalisé avec le soutien de la Commune de Profondeville, le lesvois Michel Fautsch suit les tumultes du Burnot, depuis ses sources jusqu’à la confluence  avec la Meuse. Au fil des pages, le lecteur chemine dans les pas d’un photographe, spécialiste de la faune  et de la flore, tout au long de la vallée.

Les nombreuses photos, prises durant cinq ans, révèlent la singulière beauté de la  vallée, mais également sa fragilité et les atteintes à son environnement. En refermant ce livre, une envie domine : sortir et aider la nature à reprendre pied. 

 

Comment t’est venue l’idée de ce livre qui rassemble photos et témoignages sur le Burnot?

C’est la curiosité. Je suis toujours à l'affût de sites naturels pour observer la faune, la flore, les paysages. Je connaissais le Burnot, bien évidemment, mais j’ai un jour adopté cette approche linéaire de parcourir le lit de la rivière, un appareil photo à la main, depuis sa source jusqu’à la confluence avec la Meuse, et de voir où ça allait me mener.

Justement, le Burnot t’a-t-il réservé des surprises?

Oui, forcément. J’ai été frappé par la grande diversité des paysages. Depuis les sources sur le plateau agricole dénudé de Saint-Gérard, le Burnot creuse son vallon de manière progressive, jusqu’à un secteur forestier plus sauvage. A partir de Besinne, le Burnot devient un cours d’eau conséquent, mais aussi habité. Le passé de forges et de moulins a travaillé et modifié le cours d’eau à un point qu’on n’imagine pas.

En matière de nature, chaque sortie réserve son lot de surprises. Depuis la publication du livre, j’ai pu observer la présence du castor sur certains secteurs. C’est réjouissant, la nature reprend ses droits.

Quel bilan tires-tu de l’état général de la rivière?

Comme l’indique le titre du livre, le bilan est mitigé. Lors de mes premières visites, j’ai observé des espèces comme le cincle plongeur ou la bergeronnette. Mais en amont, l’activité agricole abîme la rivière, en y amenant des intrants, des pesticides et en provoquant de l’érosion. La question de l’épuration des eaux usées est aussi préoccupante. Le village de Saint-Gérard, en général, n’est que très peu épuré, et je constate que les maisons qui bordent le Burnot l’utilisent habituellement pour y rejeter leurs eaux usées. Malgré cela, dans le secteur forestier situé aux confins de Mettet et de Profondeville, la rivière récupère de manière assez extraordinaire. C’est un signe d’espoir : avec de l’épuration des eaux usées, le Burnot pourrait vite se régénérer.

Le livre est édité avec l’aide du Fonds du Patrimoine de la Commune de Profondeville. Que peuvent faire les autorités publiques pour améliorer la situation?

Leur rôle est central. Les communes et la province sont tour à tour gestionnaires du cours d’eau, et donc responsables vis-à-vis des atteintes immédiates, comme les dépotoirs et les petites atteintes commises par certains riverains. Plus indirectement, les autorités ont le devoir d’éveiller la population à l’existence de ce milieu, et à son importance. Même si elle se fait discrète, la rivière est là et a un rôle à jouer. Les pouvoirs publics peuvent sensibiliser à cet enjeu.

Voir le reportage sur Boukè

Voir l'article dans Le Soir

Un matin, dans la rivière, j’ai pleuré. Ombres et lumières sur le Burnot 

Texte et photos de Michel Fautsch. Préface de Céline Tellier. Les éditions namuroises, 25 EUR. En vente dans les libraires de l’entité ainsi que chez Paysans-Artisans à Lustin.